Paris / Aly Touré, porte-parole de Convergence 2020 : « Ensemble, convergeons pour une Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020 »

Aly Touré, porte-parole de Convergence 2020. (photo Tikishia Digbeu) 

Après Londres et Abidjan, c’est  autour de Paris de recevoir la délégation de Convergence 2020, une plateforme de réflexion, face à la presse et avec des invités prestigieux comme Abel Naki,  Zap Krasso et Franklin Nyamsi.

Le 27  juin 2017 de 15h à 18h, au « Press club » du Pullman Montparnasse, doit être marqué par la communauté internationale et les leaders d’opinion comme le jour du début d’une  convergence ivoirienne pour parler des divergences des uns et des autres.

Face à la presse ivoirienne et africaine, pour la première fois, les Ivoiriens de tous les bords politiques notamment des pro Gbagbo représentés par Abel Naki du Cri Panafricain, de Zap Krasso, pro Blé Goudé, représentant du Cojep, du Professeur Nyamsi, panafricaniste, franco-ivoiro-camerounais  ont répondu favorablement à l’appel de Convergence 2020, une plateforme de réflexion, dont le porte parole est Monsieur Aly Touré.

Poignée de mains entre M. Abel Naki du Cri Panafricain et Professeur Nyamsi (à gauche en lunettes), panafricaniste, franco-ivoiro-camerounais. Poignée de mains fraternelle, symbole de l’apaisement d’un “radicalisme intellectuel”. En arrière plan, M. Zap Krasso (en cravatte noire), Représentant Cojep-France(Photo Tikishia Digbeu)

Cet évènement est inédit dans l’histoire de la lutte politique de la Diaspora, parce que depuis la crise ivoirienne, (avant et après les élections de 2010) , la presse panafricaine n’a jamais eu l’occasion d’assister à un tel engouement de la part des Ivoiriens, décidés de faire de leurs divergences, une force pour « converger vers un destin commun » selon le conférencier Aly Touré. La salle du Press club du Pullman Montparnasse était trop exigüe pour contenir les professionnels de la presse qui se sont massivement déplacés pour la circonstance.

C’est dans une ambiance agréable, sereine et conviviale que Abel Naki, Zap Krasso, et le professeur Franklin Nyamsi ont convergé sans que les uns et les autres se traitent de tous les noms d’oiseaux. On sentait d’emblée que  les leaders de la  diaspora avaient gagné en maturité ce qu’ils avaient perdu depuis longtemps en amateurisme.

Face à la presse,  Aly Touré,  a demandé aux Ivoiriens de taire leurs différences et leurs différends pour avoir en ligne de mire un seul objectif : la Côte d’Ivoire.  Dans son discours d’ouverture il a rappelé qu’il n’y avait  « ni pro Gbagbo, ni pro Blé Goudé ni pro ADO, il y a des Pro Côte d’Ivoire ». Des Ivoiriens qui ont souffert de part et d’autre depuis 2002 et qui ne veulent plus souffrir. Convergence 2020 donne ainsi l’opportunité à tous les frustrés de tous les camps de s’asseoir ensemble et d’extirper le mal pour le bonheur de la nation orange blanc vert.

Le professeur Nyamsi, connu pour sa radicalité a loué le courage et surtout l’initiative d’Aly Touré et son équipe pour avoir eu l’idée de créer une telle structure qui aura besoin d’être soutenu afin d’atteindre son objectif, un objectif noble, celui d’une Côte d’Ivoire sans haine et sans rancune. Une Côte d’Ivoire émergente en 2020. Son speech a été apprécié par la presse tant les mots utilisés par le professeur valaient leur pesant d’or.

Abel Naki, connu également pour sa radicalité a d’emblé avertit qu’il était « un pro Gbagbo non négociable », mais s’inscrivait sur le chemin de la convergence à condition que ses doléances soient prises en compte. Pour lui, il n’est pas logique de parler de convergence alors que des Ivoiriens sont en souffrance.

Zap Krasso,  a fustigé l’hypocrisie et la trahison des uns et des autres, reconnu que tous œuvraient pour une Côte d’Ivoire juste et émergente, une Côte d’Ivoire qui ne laissent pas certains de ses enfants au bord du chemin et s’inscrivait durablement sur cette plate forme de réflexion.

On peut parler de réussite pour cette conférence de presse qui restera gravée dans les annales comme le début de commencement d’une réflexion commune que la diaspora a semé.

Le conférencier a donné rendez-vous à ses invités dans deux mois pour des ateliers de réflexions afin de tous converger, en faisant fi de « nos divergences  pour une  Côte d’Ivoire émergente » a-t-il conclut.

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